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Le guide de l'AMP

   LES TECHNIQUES D’ASSISTANCE MÉDICALE À LA PROCRÉATION
L'insémination artificielle
 

L’insémination artificielle est une technique simple et indolore qui se justifie lorsque, pour une raison ou une autre, les spermatozoïdes ne parviennent pas à atteindre l’ovocyte à féconder. Parfois, le sperme n’est pas de qualité optimale, si bien qu’il demande à être traité avant d’être introduit dans les voies génitales de la femme. Il arrive aussi que la glaire cervicale fasse obstacle au passage des spermatozoïdes à travers le col utérin. Il peut s’agir également d’un problème d’éjaculation.

Le sperme obtenu est recueilli par masturbation, dans un laboratoire agréé, le jour de l’insémination. Suivant les cas, il est nécessaire ou non de préparer le sperme. L’insémination est réalisée à l’aide d’un tube souple (appelé cathéter) qui est introduit, soit au niveau du col, soit directement dans la cavité de l’utérus. On parlera dans le premier cas d’Insémination intra cervicale (IIC), dans le second d’Insémination Intra-utérine (IIU). Pour l’insémination intra-utérine, le sperme doit toujours être traité au préalable au laboratoire.

 
 

Le sperme utilisé pour l’insémination peut être du sperme frais, traité ou non.
Ce peut être aussi du sperme congelé, que l’on peut conserver pendant des mois, voire des années. Cette conservation se fait en « paillettes », petits tubes de matière plastique fermés aux deux extrémités. A partir d’un éjaculat, on peut préparer un nombre variable de paillettes en fonction de la richesse en spermatozoïdes mobiles observés dans le sperme. Les spermatozoïdes sont congelés dans un milieu de conservation approprié. Les paillettes sont conservées dans des containers d’azote liquide (-180°).

Le plus souvent, le sperme utilisé est celui du conjoint. Dans certains cas de stérilité masculine ou s’il existe un risque de transmission d’une maladie grave, on peut avoir recours à des paillettes de sperme d’un donneur anonyme fourni par une banque de sperme. On parle alors d’Insémination artificielle avec donneur (IAD).

Le don de sperme et l’IAD nécessitent toutes sortes de précautions, sanitaires et juridiques, dont il sera question dans le dernier chapitre de cette brochure.

L’insémination artificielle doit être réalisée obligatoirement en période ovulatoire. Le succès de l’insémination dépend donc du moment du cycle où elle est faite. Il faut par ailleurs que les trompes (au moins l’une des deux trompes) soient perméables et permettent la rencontre de l’ovule avec les spermatozoïdes.

Technique simple et ne nécessitant pas d’hospitalisation, l’insémination artificielle présente l’intérêt de pouvoir être répétée facilement.
Suivant les circonstances, les chances d’obtenir une grossesse sont de l’ordre de 7 à 15 % par cycle. Classiquement, si malgré quatre à six cycles d’insémination, la grossesse ne survient pas, votre médecin vous proposera le plus souvent une fécondation in vitro.

  Si vous ne comprenez pas un terme technique, consultez le glossaire.